UML n’est pas mal en soi, c’est plutôt l’écosystème qui gravite autour qui est problématique. Ainsi l’idée détestable qui avait court il y a quelques années : sans UML, impossible de mener un projet à terme. Hors les ayatollahs de l’UML sont les mêmes à vouloir générer du code à partir de leurs diagrammes, garantie quasi-obligatoire de code médiocre, de performances ridicules. Il suffit d’ajouter à cela un cycle en V et des EJB 2 pour être certain de finir dans le mur.
C’est donc avec un plaisir immense que je vois aujourd’hui scrum bénéficier de l’effet de mode qu’UML avait il y a quelques années. Et pourtant, grande différence : scrum est une méthode, alors qu’UML ne l’est pas. Le M n’était pas celui de la méthode mais celui de la modélisation. UML doit-il pour autant mourir ? non. C’est une bonne façon de dialoguer en se servant d’un langage commun et connu entre plusieurs interlocuteurs. Mais aussitôt tout le monde d’accord, le diagramme est jeté, et on passe au code… Le retour serait donc : en auxiliaire. pas plus. Et puis l’objet lui même commence à vaciller de sa domination qu’on pensait éternelle : la programmation fonctionnelle revient en force. La roue tourne, et ça c’est vraiment pas bon pour UML…